Chti Bike Tour 29-30 Août 2009
Titiller le chrono le samedi, profiter du parcours, de l'ambiance et des paysages le dimanche, voilà pour ce qui est pour moi la formule parfaite. C'est ce qui m'avait poussé à prendre un Chti Pass suite à l'annulation du Tour des Monts.
A ce titre je dois remercier l'organisation du Chti Bike Tour qui a accepté cet échange et qui tout au long du week-end a fait preuve d'un sérieux EXEMPLAIRE !
Merci à tous les bénévoles, les motos, les gendarmes etc... Ca fait un paquet de monde !
Merci aussi à Claire, qui nous a suivie tout le week-end et qui a su répondre à tous nos petits problèmes surtout ceux d'Eric !!!
Car oui je n'étais pas seul ce week-end puisque Eric et Chantal (Le maillon Libre) ainsi que Luc avaient décidé de se joindre à cette fête organisée au c½ur de la base de loisir d'Armentières.
La Laurent Desbiens
LE gros morceau du week-end, 168,8 km et 12 monts pour aller chercher un chrono.
L'épreuve m'effrayait mais je voulais me lancer ce défi pour voir ce que j'avais dans le ventre, voir que moi aussi je pouvais.
Du coup dans les semaines qui ont précédait l'évènement, je me suis entrainé comme un dingue, grimpant et regrimpant les pires côtes de la Suisse Normande, avalant les kilomètres sur la côte normande. Avec cela j'avais choisi de faire attention à mon alimentation et ça a payé !
5h du matin, le réveil qui sonne, c'est parti pour une très grosse journée. Jusqu'au dernier moment, j'essai de ne rien oublier, de prendre en compte chaque détail.
Un bon plat de pâte et c'est parti.
Durant les 1h30 de voitures pour rejoindre Armentières, j'étais partagé. Je ne réalisais pas ce que j'allais faire et en même temps je me disais : T'es vraiment fou !
La préparation est une formalité, les 4 ans de compétition m'ont appris qu'il ne sert à rien de faire vite, mieux vaut prendre le temps de calculer chaque petite chose.
8h15, je suis sur la ligne, contrairement à ce que je pensais, je ne suis pas inquiet, je discute avec un gars d'Alençon et puis c'est le départ fictif.
5 minutes plus tard nous somme près de 471 à partir réellement.
Ca roule déjà à plus de 50 km/h et le peloton s'étire en attaquant le Mont Noir et le Mont des Cats. Les meilleurs sont déjà loin mais le gros du paquet est là, moi y compris.
J'avais l'impression d'être à l'aise dans les premières côtes ce qui m'a permis de garder un peu de force pour plus tard, tout en restant dans le peloton principal.
Puis nous attaquons des longues lignes droites exposées au vent. Pas facile de se protéger mais je suis toujours bien. Je profite de cet instant pour discuter avec Jean-Michel Lebougre, fondateur du Team 61 il y a 4-5 ans. Ca fait un peu passer le temps. En observant un peu, des groupes de 40-50 coureurs sont dispersé dans ces lignes droites mais tout ce regroupe lorsqu'un train interrompt notre course !!
Un peu plus loin je retrouve un coureur du club de Rocquancourt, là encore la discussion fait passer le temps mais cette fois-ci je dois l'interrompre pour aller me mettre à l'abri.
Je réussi à m'alimenter un peu, un morceau de Gateausport par ci, un tube de glucose par là bref ça va bien !
Km 92, les jambes commencent à donner des signes de fatigue, le parcours est complètement plat ce qui n'est pas à mon avantage du tout. De plus le vent balaye les routes, je commence à réellement souffrir. Je suis dans les même temps de passage que lors de La C½ur de Bretagne mais là il reste 76 kms.
Et puis la route se perd dans un marais, le vent est de coté, le peloton explose, moi y compris.
Je suis à fond mais je ne peux rien faire, je commence à lâcher, je me dis que la route sera longue.
Et je dois dire que sans l'aide d'un gars du club d'Hellemes, j'étais foutu, il me pousse, m'encourage, me protège jusqu'à ce que le peloton décide de se calmer.
Puis le parcours bifurque, le vent est maintenant favorable. Cela permet de récupérer un peu.
Quelques phases de course me donneront encore du fil à retordre, à ma grande surprise mon camarade de Rocquancourt lâche prise à 40 bornes de l'arrivée. Le peloton diminue petit à petit.
Km 130, je me suis pris une bordure en essayant de m'alimenter, cette fois-ci c'est fini, le peloton s'éloigne. Je reprends 2 ou 3 gars par-ci par là mais je reste à fond, on ne sait jamais.
Et comme par magie, la traversé du village d'Eecke est tortueuse. Je prends tout les risques, frôlant la chute ou le ravin à plusieurs reprise MAIS je réussi à rentrer !!!
10 km plus tard nous attaquons l'enchainement des monts dans le sens du retour.
Je grimpe les côtes sans me mettre dans le rouge et malgré cela je double pas mal de monde, preuve que le travail a payé.
Puis je tente un coup, mais une grosse chaleur dans la descente du Mont Noir me refroidit.
Un mal pour un bien en fait puisque la fin de la course est un long chemin de croit.
Je commence à avoir faim et je donnerais tout ce que j'ai pour avoir une bouteille d'eau fraiche !
J'ai l'impression d'évoluer dans un autre monde, je demande sans cesse à mes compagnons combien de bornes il reste. Le vent m'achève mais la ligne est là.
Je boucle ces 168 km après 4 heures 50 minutes et 54 seconde.
J'ai roulé aussi vite qu'en Bretagne, mais cette fois-ci la distance était quasiment double.
Un passage par le chrono pour récupérer mon diplôme, puis j'attends mes compagnons pour aller déguster le buffet du terroir !
Mon samedi est réussi.
Données de la course :
168,8 km
4h 50 min
Vitesse max : 76.8 km/h (ça commence à faire !!!!)
Cardio : 168 BPM de moyenne
203 BPM maxi
La Route des Monts
Après avoir passé une très bonne nuit, il fallait se remettre en route tôt ce matin pour une randonné de 110 km.
Les moteurs sont longs à mettre en route ce matin.
La 1ere moitié du parcours est totalement plate et on fait un petit tour dans la campagne belge.
Puis nous rentrons dans la terre des monts. Là le paysage est magique, le soleil illumine la brume présente sur les pentes des montagnes belges. Le passage au moulin de Boeschepe est excellent, le paysage est d'une beauté rare.
C'est clair, j'ai pris un pied phénoménal à monter et descendre dans cette campagne magnifique.
Quelques passages nous laissent sans voix sur de toutes petites routes de la campagne nordiste.
Puis la fin de sortie se transforme en duel franco-belges suite aux nombreuses attaques d'un jeune flandrien qui, après coup, s'est rendu compte de sa connerie !!! (On se refait pas !!!!).
Et pour UNE fois que la France bat la Belgique sur un vélo, ça se fête ! N'est-ce pas Eric ?
Nous reste alors qu'a passé la ligne une dernière fois et à prendre part à la Pasta Party organisée pour l'occasion.
J'ai passé un excellent week-end et, dès que je le pourrais, je reviendrai.
Merci à Eric, Chantal, Luc, Claire, tous les bénévoles, les gendarmes, les motards etc...
Ca fait plaisir de voir une épreuve d'une telle envergure organisé aussi sérieusement !
Merci à tous et Bravo !